Bayreuth

"Parsifal", le début d'une histoire...

Bayreuth, été 1939, l'aube de la seconde guerre mondiale...

Franz Gurtner, fameux chef d'orchestre allemand, atteint la plénitude de sa carrière : il dirige l’oeuvre ultime de Richard Wagner, "Parsifal".

Mais le rêve se brise. A la fin de la première, la Gestapo arrête Wolfgang Licht, le jeune et brillant ténor qui tient le rôle titre, et qui est, semble-t-il, le protégé de Franz et de sa femme suisse Catherine.

Storyboard 2Sous les yeux du petit Charles, leur fils de six ans, Wolfgang est arraché brutalement à ses amis et emmené au loin vers un destin absurde et terrifiant…Car Wolfgang Licht, l'allemand, c'était aussi, en secret, Jacob Wolf, le juif, déporté dans les camps...

 

La dynastie Gurtner, la musique et la peinture...

LLesbose scénario de "Parsifal" déroule son intrigue au coeur de la dynastie Gurtner, une famille germano-suisse établie aujourd'hui à Genève. Franz Gurtner, le célèbre chef d'orchestre münichois (1895-1945) connu notamment pour ses quatuors (ci-contre, le facsimile de l'affiche de l'un de ses quatuors, "Lesbos", d'après Charles Baudelaire), et son épouse suisse Catherine Gurtner-Henriod, ont eu un fils, Charles, et un petit-fils, Richard. (Plus à propos de Franz Gurtner).

C'est lui, bien des années après les terribles événements qui ont précipité la chute de Franz, et 30 ans après que son propre père Charles ait mystérieusement stoppé une prometteuse carrière de musicien, c'est lui, Richard, le dernier descendant, qui devra dénouer les terribles fils de son destin et tenter de retrouver le sens de l'histoire de sa famille.

 

Ce faisant, Richard se confronte aux oeuvres de son grand-père - notamment la célèbre berceuse que Franz avait composé en hommage à son épouse Catherine (écouter la "Berceuse" composée autour du motif musical C-A-H-E, pour CAtherine HEnriod). Il se heurte bientôt aux ambitions de sa tante Aline Sauthier. Épouse d'un important avocat d'affaires de la place, Aline cherche à revaloriser l'extraordinaire collection de tableaux et de peintures que Franz avait  mis à l'abri dans la demeure familiale vaudoise, loin des fracas de la seconde guerre mondiale. Une collection qui vaut sans doute une véritable fortune, et recèle bien des secrets...

Le dénouement du récit se déroule à Genève, lors de la soirée de création publique d'une oeuvre posthume et inachevée de Franz Gurtner, récemment  retrouvée à Berlin : "Le Jugement de Pâris". (écouter le "Jugement de Pâris") Une oeuvre aux fortes influences wagnériennes...

Note artistique : Le "Jugement de Pâris" s'inspire, comme souvent chez Gurtner, des oeuvres de Wagner et Baudelaire. Il reprend également le motif musical C-A-H-E de sa propre berceuse écrite en hommage à son épouse, et y inscrit le fameux motif musical B-A-C-H, l'un des plus inspirants de toute l'histoire de la musique (voir par exemple ici). Jean-Claude Bossel a également décliné ce motif dans sa propre musique, ainsi que dans son projet pédagogique de mathématiques... BACH-CH !. (Les brochures BAC-CH)

 

 Les circonstances de la composition du "Jugement de Pâris" par Franz Gurtner ont fait l'objet d'une exposition-installation mise en scène par Bernard Novet en 2005 à l'Espace Arlaud de Lausanne. Plus d'informations ici.

Franz Gurtner a travaillé en 1938 à la musique du spectacle inachevé de théâtre musical "Le Portrait de Dorian Gray" (d'après Oscar Wilde). Ce spectacle a été créé en 2008, dans une mise en scène de Bernard Novet, en hommage aux cabarettistes et opposants allemands de l'époque. Plus d'informations ici.

Dans le programme du spectacle "Le Portrait de Dorian Gray" (2008), quelques notes thématiques à propos de la version à laquelle avait collaboré Franz Gurtner. Article et analyse de Bernard Novet et Stéphanie Decoulon.

 

 

 

Résumé

Fils et petit-fils de musiciens de renom, Richard Gurtner rencontre Stéphanie Decoulon, ancien top-model devenue professeur de lettres et essayiste, et Virginie Morier, une jeune dessinatrice douée de facultés médiumniques stupéfiantes.
Bientôt, leur vie bascule.
Richard soupçonne en effet Aline Sauthier, sa propre tante, d'être directement impliquée dans la mort récente – apparemment par overdose - d'une jeune violoncelliste roumaine proche de Virginie.
Cette fois, Richard ne fuira pas son passé.
Aidé de ses deux compagnes, il entreprend de percer le douloureux secret qui ravage sa famille et détruit la vie de son père.
Il lui faudra pour cela défier la toute puissance d'Aline et de son mari, un puissant avocat d'affaires genevois, directeur de la prestigieuse "Fondation Franz Gurtner", une association culturelle mêlée à plusieurs "affaires" qui défraient la chronique.
C'est sous les feux médiatiques que se jouera l'épilogue de leur tragédie,
et que renaîtra l’espoir du renouveau.
La vérité est l'ultime combat…