Extrait

PENNY - D'après mes informations, on vous aurait entendu dire, au moment où vous quittiez la pièce : (Il lit dans son carnet.) « Je ne me savais pas capable de haïr quelqu’un autant que je te hais ! »

 

VERONICA - Je n’ai jamais rien dit de la sorte. Où donc êtes-vous allé pêcher ces ragots ? A l’office ?

 

PENNY - L’une de vos admiratrices les plus ferventes, Madame Craye, était dans les parages, à l’affût d’un autographe. Elle a entendu l’essentiel de votre conversation.

 

VERONICA - Ce n’est qu’un tas de mensonges d’une jeune hystérique. (A Colquhoun.) Puis-je disposer de mon sac, s’il vous plaît ?

 

COLQUHOUN - Mais certainement, Mademoiselle Craye. Vous me permettrez toutefois de conserver le revolver...

 

VERONICA - Le revolver !?!

Colquhoun sort un mouchoir de sa poche, et l’utilise pour extraire un revolver du sac de Veronica Craye.

COLQUHOUN - Vous n’étiez pas au courant de la présence de cet objet au fond de votre sac ?


PENNY - Mais...

Colquhoun le fait taire d’un regard vif...

VERONICA - Bien sûr que non ! Il n’y avait pas de revolver. Ce n’est pas à moi. Et de toute façon, je n’ai jamais rien compris aux armes à feu.

 

COLQUHOUN - Smith & Wesson, calibre 38 - le même calibre que la balle que le docteur Murdock a extraite de la poitrine de son malheureux confrère...

Agatha Christie's

"Le Vallon"

Traduction et adaptation de Bernard Novet


Valloncouverture


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« Je savais que le temps était trop beau pour durer… »

Lady Lucy Angkatell



Qui donc a tué le docteur John Cristow ?

Le mystère prend possession de la demeure de campagne de Sir Henry Angkatell, ancien vice-gouverneur des Indes...

Mais bien plus encore qu’une simple pièce policière, et grâce aux personnages truculents dont Agatha Christie a le secret, c’est surtout le portrait savoureux d’une dynastie en perdition que nous propose, plus perverse qu’à son habitude, la maîtresse du suspense.

Une dynastie - et donc une société – dont les restes vont joyeusement dériver tout au long des trois actes d’un texte que la romancière considérait comme son favori.

Extrait du programme

Un spectacle FSSTA